mardi 21 février 2012
samedi 18 février 2012
18 Février, anniversaire de Hans Asperger.
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Louve solitaire
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18.2.12
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mercredi 15 février 2012
Animal
Plus je vieillis, plus je retourne vers mon animalité.
Je me suis toujours sentie plus proche des animaux que des humains.
D'ailleurs, un de mes anciens conjoints me disait souvent: "Tu es comme un petit animal sauvage. J'aimerais parvenir à t'apprivoiser."
Mes premiers amis sur cette Terre ont été des animaux.
J'ai tenté de m'humaniser, je suis parvenue à vivre pendant de nombreuses années parmi les humains en adoptant leur culture et leur mode de vie. Si vous suivez mes posts, vous savez quelles désillusions et quelles souffrances cela m'a apporté. Je n'en reste pas moins amoureuse de l'humain. Je suis d'ailleurs une amoureuse tout court: amoureuse de la Vie.
Simplement, je me retire peu à peu du monde des humains. Et je me débarrasse progressivement, jour après jour, de ce que je leur ai emprunté. Ce processus de dé-auto-domptage a été involontaire et même inconscient au début, je ne sais même pas précisément quand il a débuté... il y a deux ans, peut-être, après ma sortie de l'hopital. A présent c'est une démarche consciente, délibérée et assumée. Et je la revendique. Je revendique mon animalité et mon désir de me re-déshumaniser.
Mon médecin souhaitait que je me re-civilise. Ok, je veux bien redevenir civilisée, recommencer mon travail d'adaptation pour retrouver ce que j'avais acquis et ensuite perdu. Mais je procéderai différemment désormais, avec d'autres objectifs et - surtout - dans le respect de moi-même: sans renier ce que je suis.
Je serai un animal parmi les humains. Sans chercher à tout prix à être acceptée par la majorité. Je ne serai plus un animal de compagnie, je redeviens un animal sauvage... à apprivoiser éventuellement.
Je me suis toujours sentie plus proche des animaux que des humains.
D'ailleurs, un de mes anciens conjoints me disait souvent: "Tu es comme un petit animal sauvage. J'aimerais parvenir à t'apprivoiser."
Mes premiers amis sur cette Terre ont été des animaux.
J'ai tenté de m'humaniser, je suis parvenue à vivre pendant de nombreuses années parmi les humains en adoptant leur culture et leur mode de vie. Si vous suivez mes posts, vous savez quelles désillusions et quelles souffrances cela m'a apporté. Je n'en reste pas moins amoureuse de l'humain. Je suis d'ailleurs une amoureuse tout court: amoureuse de la Vie.
Simplement, je me retire peu à peu du monde des humains. Et je me débarrasse progressivement, jour après jour, de ce que je leur ai emprunté. Ce processus de dé-auto-domptage a été involontaire et même inconscient au début, je ne sais même pas précisément quand il a débuté... il y a deux ans, peut-être, après ma sortie de l'hopital. A présent c'est une démarche consciente, délibérée et assumée. Et je la revendique. Je revendique mon animalité et mon désir de me re-déshumaniser.
Mon médecin souhaitait que je me re-civilise. Ok, je veux bien redevenir civilisée, recommencer mon travail d'adaptation pour retrouver ce que j'avais acquis et ensuite perdu. Mais je procéderai différemment désormais, avec d'autres objectifs et - surtout - dans le respect de moi-même: sans renier ce que je suis.
Je serai un animal parmi les humains. Sans chercher à tout prix à être acceptée par la majorité. Je ne serai plus un animal de compagnie, je redeviens un animal sauvage... à apprivoiser éventuellement.
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lundi 5 décembre 2011
Hypermnésie
C'est ça le problème que j'ai avec ma mémoire (et c'est loin de représenter une simple gêne, cela me gâche la vie . Je vis avec ce problème à chaque instant de ma vie. Certaines personnes croient que je vis dans le passé (quasiment tous mes proches me répètent depuis des décennies: "Tu vis dans le passé !") Hé non, ce n'est pas aussi simple. Et d'ailleurs je sais profiter du présent, pour moi la vie c'est ici et maintenant.
Je ne vis pas dans le passé, le passé ne signifie rien pour moi, je n'en n'ai qu'une connaissance intellectuelle. Je sais faire la différence entre hier et aujourd'hui, je sais situer les événements dans le temps parce que je me souviens des dates (ou au moins des périodes de ma vie) où ils sont survenus, mais pour moi hier et il y a 30 ou 40 ans c'est pareil, c'est toujours hier. Cette particularité est mentionnée dans l'article Wikipédia que je cite ci-dessous, dans le passage en caractères rouges.
Mon hypermnésie me fait souffrir, je voudrais m'en débarrasser. J'ai supplié mon médecin de me rendre amnésique. J'ai trop de mémoire. (Ce qui ne m'empêche pas d'avoir des problèmes de mémorisation à court terme, et d'autres troubles mnésiques (par exemple l'incapacité de retenir des noms propres et des numéros de téléphone, les dates d'anniversaires; ou d'avoir de nombreux trous de mémoire au cours de la journée (par exmple: aller quelque part et oublier ce que j'étais venue y faire, oublier des rendez-vous, ne pas me rappeler où j'ai posé mes lunettes ou mon téléphone, oublier de prendre mon médicament, etc.) Ces trous de mémoire sont survenus il y a 4 ou 5 ans, progressivement, apparemment à cause des médicaments que je prends, mais aussi du manque de sommeil, de la tabagie, de la fatigue intellectuelle qui est devenue chronique...
Je ne vis pas dans le passé, le passé ne signifie rien pour moi, je n'en n'ai qu'une connaissance intellectuelle. Je sais faire la différence entre hier et aujourd'hui, je sais situer les événements dans le temps parce que je me souviens des dates (ou au moins des périodes de ma vie) où ils sont survenus, mais pour moi hier et il y a 30 ou 40 ans c'est pareil, c'est toujours hier. Cette particularité est mentionnée dans l'article Wikipédia que je cite ci-dessous, dans le passage en caractères rouges.
Mon hypermnésie me fait souffrir, je voudrais m'en débarrasser. J'ai supplié mon médecin de me rendre amnésique. J'ai trop de mémoire. (Ce qui ne m'empêche pas d'avoir des problèmes de mémorisation à court terme, et d'autres troubles mnésiques (par exemple l'incapacité de retenir des noms propres et des numéros de téléphone, les dates d'anniversaires; ou d'avoir de nombreux trous de mémoire au cours de la journée (par exmple: aller quelque part et oublier ce que j'étais venue y faire, oublier des rendez-vous, ne pas me rappeler où j'ai posé mes lunettes ou mon téléphone, oublier de prendre mon médicament, etc.) Ces trous de mémoire sont survenus il y a 4 ou 5 ans, progressivement, apparemment à cause des médicaments que je prends, mais aussi du manque de sommeil, de la tabagie, de la fatigue intellectuelle qui est devenue chronique...
Article Wikipédia:
L'hypermnésie (du grec huper, avec excès, et mnesis, mémoire), appelée également exaltation de la mémoire, désigne en médecineune condition psychologique caractérisée par une mémoire exceptionnelle due à une suractivité du cerveau. Ces facultés hypermnésiques peuvent s'exprimer principalement sous deux formes :
- l'hyperthymésie qui consiste en une exaltation de la mémoire épisodique, c'est-à-dire que les souvenirs autobiographiques sont exceptionnellement bien mémorisés ;
- la mémoire eidétique dite aussi « mémoire photographique » qui se caractérise par une capacité exceptionnelle à se souvenir d'images, de sons ou de tout autre série de stimuli sans contexte particulier.
En histoire, hypermnésie désigne une sur-médiatisation de certains pans de la mémoire collective au détriment d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (septembre 2008). Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ». (Modifier l'article) |
Sommaire[masquer] |
Médecine[modifier]
Origine[modifier]
L'hypermnésie serait due au fait que la mémoire à court terme de la personne passe très vite en mémoire à long terme[réf. nécessaire], d'où le fait de retenir beaucoup de détails par rapport à la masse d'informations retenues.
Concrètement, un hypermnésique peut se focaliser sur la musique[réf. nécessaire] : à chaque fois qu'il entend une phrase (dans une conversation, etc.), phrase qu'il a déjà entendue dans une chanson, il a l'air de cette chanson en tête. On note aussi très souvent un problème de distance temporelle. En effet, pour certains hypermnésiques, les événements passés ont tous eu lieu hier, et il n'y a pas de distance (à cause du manque d'atténuation du souvenir) entre un événement arrivé il y a un mois et un événement survenu il y a trois ans.
L'hypermnésie amène différents sentiments chez la personne. Ils dépendent du domaine de focalisation. Elle amène aussi différentes envies. Exemples : la personne a peur qu'il y ait un problème de stockage de toutes ces informations à partir d'un moment, d'où le besoin d'écrire ou de dessiner un grand nombre de choses. Cela peut amener l'angoisse de ne plus se souvenir aussi bien de tout[réf. nécessaire].
Le syndrome de Targowla[modifier]
Le syndrome de Targowla est un des cas d'hypermnésie pathologique : c'est une variété de névrose traumatique[réf. nécessaire] de guerre qui a pour effet une hypermnésie de type émotionnel, à propos de rappels à la mémoire d'un ou plusieurs souvenirs traumatisants - ce syndrome est notamment typique des anciens déportés des camps nazis[réf. nécessaire]. La névrose traumatique de guerre résulterait, selon l'approche psychodynamique, d'un conflit psychique non résolu.
Les symptômes sont d'ordre affectif et émotif, mais le malade garde ses fonctions mentales intactes. L'hypermnésie n'altère pas gravement la personnalité. Comme dans toute névrose, le malade est conscient de son hypermnésie et des troubles de comportement qu'elle implique. Il peut ainsi en dominer, au moins en partie, les effets.
Troubles et gestion de l'hypermnésie[modifier]
L'hypermnésique a besoin de "compiler" les informations au moins une fois toutes les 48 heures[réf. nécessaire]. C'est-à-dire qu'il va se repasser le fil des événements vécus pour "pouvoir les classer" dans sa mémoire. Des liens entre les personnes et les événements sont alors réalisés.
Dans le cas d'un analyste politique, l'hypermnésie induit une meilleure compréhension de situations très complexes[réf. nécessaire]. Mais chez des personnes qui ne travaillent pas leur hypermnésie, cela peut amener de la paranoïa[réf. nécessaire] (un événement négatif est lié à toute une série d'autres évènements "neutres" non liés objectivement).
Mais avant de parler de troubles, il faut plutôt citer le fait qu'une personne atteinte d'hypermnésie est, par rapport aux autres, constamment en train de réfléchir. Toute chose pour elle est à classer, est une information à traiter.
Cela étant cité, la prise de conscience de cette maladie permet de gommer les inconvénients pour ne garder que les avantages[réf. nécessaire]. Il y a également l'exemple d'un négociateur social qui grâce à son hypermnésie arrivait à résoudre des conflits sociaux complexes, car il arrivait à réfléchir très vite à toutes les solutions possibles et aux conséquences possibles (et ce, notamment grâce à sa culture générale dans le domaine social).
| L'hypermnésie n'est pas à confondre avec la mémoire eidétique qui ne désigne pas une pathologie |
L'hypermnésie en histoire et sciences sociales[modifier]
L'utilisation du terme hypermnésie en histoire et sciences humaines est due à l'historien Alain Besançon1. Celui-ci la définit comme undéséquilibre entre la conscience collective d'un fait historique et celle d'autres faits contemporains qui, eux, sont l'objet d'amnésies collectives. Alain Besançon donne en exemple l'hypermnésie de la Résistance par rapport à l'amnésie de la Collaboration, ou encore (ce qui causa de vives polémiques) l'hypermnésie des crimes du nazisme et l'amnésie de ceux des régimes communistes. Selon ses propres termes, il lui fut pénible de revenir sur ce sujet, mais il affirme y avoir été poussé par la levée de boucliers contre la publication du "Livre noir du communisme" (à un moment où la Russie et les partis communistes eux-mêmes, avaient pourtant reconnu ces crimes). Besançon donne en exemple récent (juin 2009) une critique de l'historien André Burguière, publiée dans le Nouvel Observateur au sujet du documentaire "Négociations secrètes : Staline, les nazis et l'Occident" qui évoque les crimes de Staline. Dans sa critique, André Burguière reproche aux auteurs de ne pas évoquer les crimes nazis. Besançon remarque que le sujet de ce documentaire était Staline, non Hitler, et que le film n'évoque pas davantage les crimes coloniaux de l'Occident ; il ajoute que nul n'aurait l'idée de reprocher à un film sur le nazisme de ne pas évoquer le Goulag, et c'est pourquoi il y voit un exemple d'hypermnésie.
L'hypermnésie dans la littérature et le cinéma[modifier]
Les capacités extraordinaires des hypermnésiques ont fasciné de nombreux écrivains et cinéastes (entre autres dans le genre fantastique). Ce sont ses effets, plus que la maladie elle-même, qui ont intéressé la plupart de ces artistes, d'où beaucoup de ré-interprétations et d'utilisations plus ou moins erronées ou exagérées de l'hypermnésie.
Quelques œuvres ayant utilisé l'hypermnésie[modifier]
- La Tétralogie du monstre (Le Sommeil du monstre/32 décembre/Rendez-vous à Paris/Quatre?) de Enki Bilal (bandes dessinées)
- L'Homme sans âge de Mircea Eliade (roman) et de Francis Ford Coppola (film)
- La Petite Chartreuse de Pierre Péju (roman) et de Jean-Pierre Denis (film)
- Qui perd gagne ! de Laurent Bénégui (film)
- Métaphysique des tubes d'Amélie Nothomb (roman)
- Funes ou la mémoire (Funes el memorioso) de Jorge Luis Borges (nouvelle)
- Spleen : j'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans (Les Fleurs du mal) de Baudelaire (poème)
- Les Petits Dieux de Terry Pratchett (roman)
- Je retiens même ce que je ne veux pas retenir et je ne peux pas oublier ce que je veux oublier. Propos attribué à Thémistocle parCicéron.
- Les artistes de la mémoire de Jeffrey Moore (roman) : roman se présentant comme le témoignage d'un neurologue, et raconte la vie d'un hypermnésique (ainsi que de deux autres personnes ayant d'autres troubles neurologiques).
- Rain Man de Barry Levinson (film)
- Psych de Steve Franks (série)
- Unforgettable de John Bellucci et Ed Redlich (série)
- Dr House de David Shore : Episode 12 de la Saison 7 (série)
Notes[modifier]
- ↑ Alain Besançon, dans son discours "Mémoire et oubli du bolchevisme" prononcé à l’Institut lors de la séance publique annuelle des cinq académies, le 21 octobre 1997, puis dans son livre Le malheur du siècle : sur le communisme, le nazisme et l’unicité de la Shoah, Fayard, Paris, 1998, 165 p.
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Je ne peux plus dire je t'aime
- Et qu'un ami t'a oubliée,
Tu peux toujours compter sur moi.
Je ne peux plus dire je t'aime
Sans donner ma langue à couper.
Trop de serpents sous les caresses,
Trop d'amour à couteaux tirés.
Si dure que soit la solitude
Elle te ramène à ton destin.
La loi du grand amour est rude
Pour qui s'est trompé de chemin.
Je ne peux plus dire je t'aime
Ne me demande pas pourquoi,
Toi et moi ne sommes plus les mêmes,
Pourquoi l'amour vient et s'en va.Et qu'un ami t'a oubliée,
Tu peux toujours compter sur moi.
Je ne peux plus dire je t'aime
Sans donner ma langue à couper.
Trop de serpents sous les caresses,
Trop d'amour à couteaux tirés.
Si dure que soit la solitude
Elle te ramène à ton destin.
La loi du grand amour est rude
Pour qui s'est trompé de chemin.
Je ne peux plus dire je t'aime
Ne me demande pas pourquoi,
Toi et moi ne sommes plus les mêmes,
Pourquoi l'amour vient et s'en va. - Si la solitude te pèse
Quand le destin te mène ici,
Et qu'un ami t'a oubliée,
Tu peux toujours compter sur moi.
Et qu'une amie t'a oublié,
Tu peux toujours compter sur moi.
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jeudi 10 novembre 2011
Evolution ou régression...
Pour certains c'est une régression. Je le considère ainsi également, lorsque je me place du point de vue neurotypique. Pour moi c'est une évolution. Etrange paradoxe que de considérer comme une évolution le choix de faire le chemin à l'envers, de retourner vers ce que j'étais (ce que je n'aurais jamais dû cesser d'être, et que je ne serai jamais plus totalement).
A quoi bon lutter jusqu' à l'épuisement pour rester civilisée, socialisée dans une société qui ne veut pas de moi ?
A quoi bon m'obstiner à rester dans un état de sur-adaptation pour des gens qui ne voient pas ce que cela me coûte et qui m'en demandent toujours plus, toujours plus... des gens qui me demandent l'impossible sans se donner la peine d'essayer de s'adapter ne serait-ce qu'un minimum à ma façon d'être, et de comprendre que je ne peux pas être autrement que comme je suis ?
Bah, aujourd'hui je privilégie mon bien-être. Le calme. La tranquillité. Je suis autiste, on me prend comme je suis ou on me laisse. Je n'ai pas l'intention de me laisser régresser à bloc, je continue de contrôler mon état... pas envie de finir en hopital psychiatrique et/ou à la charge de ma pseudo-famille. Pas envie de me retrouver à la merci de ces gens. Simplement, je ferme la porte de ma bulle à la neurotypie. Je crois que j'ai enfin compris ce que voulait dire ma psychologue lorsqu'elle me disait "Apprenez à faire des allers-retours entre votre bulle et le monde normal". La neurotypie, je la laisse devant la porte dés que je rentre chez moi. Voilà, la neurotypie ne rentrera plus dans mon univers intime. Je ne suis pas anti-neurotypie, je me protège, c'est tout. Question de survie.
Ne sont plus admis dans ma vie privée que les personnes qui respectent ce que je suis et qui ne m'infligent pas de violences inutiles. Exit les gens qui s'obstinent à essayer de me changer, à exiger que je passe ma vie à m'adapter à eux, à critiquer ma façon d'être et mon mode de vie, à me reprocher d'être ce que je suis, à me faire du chantage (sentimental ou autre), à me rendre dingue en somme.
Dingue, je le suis sans doute, aux yeux des neurotypiques. Et alors ? Ma dinguerie ne fait de mal à personne, tant qu'on me laisse tranquille. Quant à moi, j'ai enfin compris que je faisais fausse route en espérant être comprise et acceptée par ceux qui me rejettent, et en essayant de briser par tous les moyens possibles les murs qu'ils avaient érigés entre eux et moi. Ayant compris cela, je range les armes et je ne m'occupe plus de ces gens. Dommage que j'aie mis tellement de temps à comprendre cela. Tant pis, ce qui est fait est fait.
A quoi bon lutter jusqu' à l'épuisement pour rester civilisée, socialisée dans une société qui ne veut pas de moi ?
A quoi bon m'obstiner à rester dans un état de sur-adaptation pour des gens qui ne voient pas ce que cela me coûte et qui m'en demandent toujours plus, toujours plus... des gens qui me demandent l'impossible sans se donner la peine d'essayer de s'adapter ne serait-ce qu'un minimum à ma façon d'être, et de comprendre que je ne peux pas être autrement que comme je suis ?
Bah, aujourd'hui je privilégie mon bien-être. Le calme. La tranquillité. Je suis autiste, on me prend comme je suis ou on me laisse. Je n'ai pas l'intention de me laisser régresser à bloc, je continue de contrôler mon état... pas envie de finir en hopital psychiatrique et/ou à la charge de ma pseudo-famille. Pas envie de me retrouver à la merci de ces gens. Simplement, je ferme la porte de ma bulle à la neurotypie. Je crois que j'ai enfin compris ce que voulait dire ma psychologue lorsqu'elle me disait "Apprenez à faire des allers-retours entre votre bulle et le monde normal". La neurotypie, je la laisse devant la porte dés que je rentre chez moi. Voilà, la neurotypie ne rentrera plus dans mon univers intime. Je ne suis pas anti-neurotypie, je me protège, c'est tout. Question de survie.
Ne sont plus admis dans ma vie privée que les personnes qui respectent ce que je suis et qui ne m'infligent pas de violences inutiles. Exit les gens qui s'obstinent à essayer de me changer, à exiger que je passe ma vie à m'adapter à eux, à critiquer ma façon d'être et mon mode de vie, à me reprocher d'être ce que je suis, à me faire du chantage (sentimental ou autre), à me rendre dingue en somme.
Dingue, je le suis sans doute, aux yeux des neurotypiques. Et alors ? Ma dinguerie ne fait de mal à personne, tant qu'on me laisse tranquille. Quant à moi, j'ai enfin compris que je faisais fausse route en espérant être comprise et acceptée par ceux qui me rejettent, et en essayant de briser par tous les moyens possibles les murs qu'ils avaient érigés entre eux et moi. Ayant compris cela, je range les armes et je ne m'occupe plus de ces gens. Dommage que j'aie mis tellement de temps à comprendre cela. Tant pis, ce qui est fait est fait.
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par Jacques Higelin et Isabelle Adjani
1982
Paroles et musique de Jacques Higelin (1979)
Je ne peux plus dire je t'aime
Ne me demande pas pourquoi.
Je ne ressens ni joie ni peine
Quand tes yeux se posent sur moi.
Si la solitude te pèse
Quand tu viens à passer par là,